Je suis née en 1954, à Montceau-les-Mines, au cœur de la Bourgogne. Très tôt, j’ai senti en moi le besoin de bouger, de découvrir, de m’aventurer au-delà des frontières familières. À 28 ans, c’est à Auxerre que mes pas m’ont menée, une ville qui deviendra le premier tournant de ma vie d’adulte. C’est là que j’ai écrit mon tout premier manuscrit : un rêve sur papier, que j’ai pourtant laissé sommeiller des années durant, enfermé dans un simple carton.
Les radios locales ont alors pris le relais : ma voix a trouvé sa place derrière un micro, à RCR Auxerre. Ce fut une révélation : l’animation, le lien direct avec les autres, la vibration d’un instant partagé en direct.
Puis, le soleil du Sud-Ouest et les ondes de Radio Bayonne m’ont attirée dans ce beau Pays basque : un nouveau décor, une nouvelle vie.
C’est à Dijon que la communication m’a ouvert de nouveaux horizons. J’y ai découvert le commerce, la vente, et surtout cette énergie si particulière du métier de la publicité.
Dans cette effervescence, une autre passion m’a rattrapée : le chant. J’ai enregistré quelques maquettes de chansons, effleuré du bout des doigts les coulisses du show-business. Mais, comme le premier manuscrit, tout cela est resté dans ma boîte à rêves, bien fermée.
Puis Monaco, ville d’élégance et de lumière : j’y ai poursuivi mon parcours dans la communication. Peu de clients, certes, mais un chiffre d’affaires conséquent. Ce paradoxe ne m’a pas freinée, au contraire, il m’a appris à aller à l’essentiel.
Saint-Raphaël a été la ville que j’ai préférée : vivante, animée, peuplée de gens passionnants. J’y ai découvert la communication presse gratuite, la création de publicités, de visuels, de slogans.
Et la vie, imprévisible et malicieuse, m’a ramenée là où tout avait commencé : en Bourgogne. Comme un retour aux sources, un cercle, une boucle qui se referme.
Mais si la retraite ne fut pas un point final, elle fut une respiration. Le temps, enfin, de rouvrir cette fameuse boîte à rêves — et cette fois, de ne plus la refermer.
Mon imagination s’est remise à danser, mes mots à s’aligner, et surtout, j’ai trouvé le courage, pour une fois, d’aller jusqu’au bout…